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	<title>Frédéric Bastiat:Sophismes Économiques - XIX. Indépendance nationale - Historique des versions</title>
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	<updated>2026-05-03T01:21:33Z</updated>
	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
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		<title>TomQuinn le 17 février 2008 à 22:34</title>
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		<updated>2008-02-17T22:34:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;{{Navigateur|[[Frédéric Bastiat:Sophismes Économiques - XVIII. Il n&amp;#039;y a pas de principes absolus | XVIII. Il n&amp;#039;y a pas de principes absolus]]|[[Frédéric Bastiat]]&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;—&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;[[Frédéric Bastiat:Sophismes Économiques|Sophismes Économiques]]|[[Frédéric Bastiat:Sophismes Économiques - XX. Travail humain, travail national|XX. Travail humain, travail national]]}}&lt;br /&gt;
{{titre|[[Frédéric Bastiat:Sophismes Économiques|Sophismes Économiques]]|[[Frédéric Bastiat]]| XIX. Indépendance nationale}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;text&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Parmi les arguments qu&amp;#039;on fait valoir en faveur du régime restrictif, il ne faut pas oublier celui qu&amp;#039;on tire de l’&amp;#039;&amp;#039;indépendance nationale&amp;#039;&amp;#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Que ferons-nous en cas de guerre, dit-on, si nous nous sommes mis à la discrétion de l&amp;#039;Angleterre pour le fer et la houille? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les monopoleurs anglais ne manquent pas de s&amp;#039;écrier de leur côté:&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Que deviendra la Grande-Bretagne en temps de guerre, si elle se met, pour les aliments, sous la dépendance des Français? »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne prend pas garde à une chose; c&amp;#039;est que cette sorte de dépendance qui résulte des échanges, des transactions commerciales, est une dépendance &amp;#039;&amp;#039;réciproque&amp;#039;&amp;#039;. Nous ne pouvons dépendre de l&amp;#039;étranger sans que l&amp;#039;étranger dépende de nous. Or c&amp;#039;est là l&amp;#039;essence même de la &amp;#039;&amp;#039;société&amp;#039;&amp;#039;. Rompre des relations naturelles, ce n&amp;#039;est pas se placer dans un état d&amp;#039;indépendance, mais dans un état d&amp;#039;isolement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Et remarquez ceci: on s&amp;#039;isole dans la prévision de la guerre; mais l&amp;#039;acte même de s&amp;#039;isoler est un commencement de guerre. Il la rend plus facile, moins onéreuse et, partant, moins impopulaire. Que les peuples soient des uns aux autres des débouchés permanents; que leurs relations, ne puissent être rompues sans leur infliger la double souffrance de la privation et de l&amp;#039;encombrement, et ils n&amp;#039;auront plus besoin de ces puissantes marines qui les ruinent, de ces grandes armées qui les écrasent; la paix du monde ne sera pas compromise par le caprice d&amp;#039;un Thiers ou d&amp;#039;un Palmerston, et la guerre disparaîtra faute d&amp;#039;aliments, de ressources, de motifs, de prétextes et de sympathie populaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je sais bien qu&amp;#039;on me reprochera (c&amp;#039;est la mode du jour) de donner pour base à la fraternité des peuples l&amp;#039;intérêt, le vil et prosaïque intérêt. On aimerait mieux qu&amp;#039;elle eût son principe dans la charité, dans l&amp;#039;amour, qu&amp;#039;il y fallût même un peu d&amp;#039;abnégation, et que, froissant le bien-être matériel des hommes, elle eût le mérite d&amp;#039;un généreux sacrifice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quand donc en finirons-nous avec ces puériles déclamations? Quand bannirons-nous enfin la tartuferie de la science? Quand cesserons-nous de mettre cette contradiction nauséabonde entre nos écrits et nos actions? Nous huons, nous conspuons l’&amp;#039;&amp;#039;intérêt&amp;#039;&amp;#039;, c&amp;#039;est-à-dire l&amp;#039;utile, le bien (car dire que tous les peuples sont intéressés à une chose, c&amp;#039;est dire que cette chose est bonne en soi), comme si l&amp;#039;intérêt n&amp;#039;était pas le mobile nécessaire, éternel, indestructible, en qui la Providence a confié la perfectibilité humaine! Ne dirait-on pas que nous sommes tous des anges de désintéressement? Et pense-t-on que le public ne commence pas à voir avec dégoût que ce langage affecté noircit précisément les pages qu&amp;#039;on lui fait payer le plus cher? Oh! l&amp;#039;affectation! l&amp;#039;affectation! c&amp;#039;est vraiment la maladie de ce siècle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quoi! parce que le bien-être et la paix sont choses corrélatives, parce qu&amp;#039;il a plu à Dieu d&amp;#039;établir cette belle harmonie dans le monde moral, vous ne voulez pas que j&amp;#039;admire, que j&amp;#039;adore ses décrets et que j&amp;#039;accepte avec gratitude des lois qui font de la justice la condition du bonheur? Vous ne voulez la paix qu&amp;#039;autant qu&amp;#039;elle froisse le bien-être, et la liberté vous pèse parce qu&amp;#039;elle ne vous impose pas des sacrifices? Et qui vous empêche, si l&amp;#039;abnégation a pour vous tant de charmes, d&amp;#039;en mettre dans vos actions privées? La société vous en sera reconnaissante, car quelqu&amp;#039;un au moins en recueillera le fruit; mais vouloir l&amp;#039;imposer à l&amp;#039;humanité comme un principe, c&amp;#039;est le comble de l&amp;#039;absurdité, car l&amp;#039;abnégation de tous, c&amp;#039;est le sacrifice de tous, c&amp;#039;est le mal érigé en théorie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais, grâce au ciel, on peut écrire et lire beaucoup de ces déclamations sans que pour cela le monde cesse d&amp;#039;obéir à son mobile, qui est, qu&amp;#039;on le veuille ou non, l’&amp;#039;&amp;#039;intérêt&amp;#039;&amp;#039;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après tout, il est assez singulier de voir invoquer les sentiments de la plus sublime abnégation à l&amp;#039;appui de la spoliation elle-même. Voilà donc à quoi aboutit ce fastueux désintéressement! Ces hommes si poétiquement délicats qu&amp;#039;ils ne veulent pas de la paix elle-même si elle est fondée sur le vil &amp;#039;&amp;#039;intérêt&amp;#039;&amp;#039; des hommes, mettent la main dans la poche d&amp;#039;autrui, et surtout du pauvre; car quel article du tarif protège le pauvre? Eh! messieurs, disposez comme vous l&amp;#039;entendez de ce qui vous appartient, mais laissez-nous disposer aussi du fruit de nos sueurs, nous en servir ou l&amp;#039;échanger à notre gré. Déclamez sur le renoncement à soi-même, car cela est beau; mais en même temps soyez au moins honnêtes{{ref|1}}. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Notes ==&lt;br /&gt;
&amp;lt;small&amp;gt;&lt;br /&gt;
# {{note|1}}: V. le pamphlet Justice et Fraternité, au présent volume. — V. aussi l&amp;#039;introduction de Cobden et la ligue anglaise, puis la seconde campagne de la ligue, au tome II. (Note de l&amp;#039;éditeur de l&amp;#039;édition originale.)&lt;br /&gt;
&amp;lt;/small&amp;gt;&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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		<author><name>TomQuinn</name></author>
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