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	<title>Henri Lepage:Pourquoi la propriété - introduction - Historique des versions</title>
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	<updated>2026-05-03T05:05:41Z</updated>
	<subtitle>Historique des versions pour cette page sur le wiki</subtitle>
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		<id>https://www.librairal.org/index.php?title=Henri_Lepage:Pourquoi_la_propri%C3%A9t%C3%A9_-_introduction&amp;diff=571&amp;oldid=prev</id>
		<title>Copeau le 27 mai 2007 à 14:25</title>
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		<updated>2007-05-27T14:25:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Nouvelle page&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;&lt;div&gt;{{Navigateur||[[Henri Lepage]]&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;—&amp;amp;nbsp;&amp;amp;nbsp;[[Henri Lepage:Pourquoi la propriété|Pourquoi la propriété]]|[[Henri Lepage:Pourquoi la propriété - 1|Chapitre 1 : Droit et propriété : l&amp;#039;enjeu]]}}&lt;br /&gt;
{{titre|[[Henri Lepage:Pourquoi la propriété|Pourquoi la propriété]]|[[:wl:Henri Lepage|Henri Lepage]]|Introduction}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;div class=&amp;quot;text&amp;quot;&amp;gt;&lt;br /&gt;
Un Français sur deux est pratiquement propriétaire de son logement.  Les sondages le montrent clairement  :  les Français ont une solide mentalité de petits propriétaires.  Et cela même lorsqu&amp;#039;ils votent à gauche.  Tout pouvoir politique qui oserait attaquer le principe du lopin de terre commettrait un acte suicidaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu&amp;#039;il s&amp;#039;agit d&amp;#039;industrie  et de propriété industrielle,  les choses sont,  en revanche,  fort différentes.  Les élections de 1981 ont montré qu&amp;#039;à tout le moins,  il n&amp;#039;y avait pas de majorité dans le corps électoral pour s&amp;#039;opposer aux nationalisations de la gauche.  Même les aictionnaires des groupes nationalisés n&amp;#039;ont,  en vérité,  pas offert une grande résistance.  A quelques exceptions près,  leur mobilisation  et leur combativité ont été plutôt faibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Trois ans plus tard,  le jugement des Français a complètement changé.  Une majorité se dégage pour dénationaliser.  Une telle situation suggère néanmoins que l&amp;#039;attachement des Français à la propriété est devenu extrêmement sélectif et variable.  Si donc l&amp;#039;on veut être en mesure de s&amp;#039;opposer durablement aux menaces collectivistes,  il est urgent de leur faire redécouvrir le sens véritable des institutions fondées sur la notion de propriété privée.  L&amp;#039;ambition de ce livre est d&amp;#039;y contribuer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;#039;objectif n&amp;#039;est pas de prendre la défense des propriétaires,  gros ou petits,  ni de présenter une apologie de la propriété individuelle en tant que structure sociologique.  Mais de défendre un principe juridique  :  le régime de la propriété privée ;  c&amp;#039;est-à-dire un système d&amp;#039;organisation sociale fondé sur l&amp;#039;idée que les droits de propriété [p. 10] reconnus par la collectivité ne peuvent être,  par définition,  que des droits individuels,  exclusifs  et librement transférables.  Ce principe,  c&amp;#039;est celui de l&amp;#039;ordre du « marché ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon intention est d&amp;#039;étudier les caractéristiques des institutions liées à la propriété privée,  non seulement pour mettre en lumière les raisons de leur plus grande efficacité économique,  mais aussi pour rappeler que leur légitimité se fonde également sur des arguments d&amp;#039;ordre éthique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pourquoi la propriété se présente bien évidemment comme une suite des deux volumes publiés dans la même collection,  à l&amp;#039;initiative de Georges Liébert  :  Demain le capitalisme  et Demain le libéralisme.  À ce titre,  alors que se multiplient les essais littéraires sur le libéralisme,  ce livre s&amp;#039;efforce de rester fidèle au style  et à la présentation adoptés dans les précédents  :  une sorte de reportage d&amp;#039;idées visant à informer les lecteurs français des développements les plus récents de la pensée  et de la recherche néo-libérale américaine.  Rien d&amp;#039;étonnant donc si,  sauf exceptions,  l&amp;#039;essentiel des références citées est quasi exclusivement d&amp;#039;origine anglo-saxonne.  C&amp;#039;est là le résultat d&amp;#039;un choix délibéré,  même si la propriété,  depuis longtemps  (mais cela est moins vrai des temps récents),  a déjà inspiré un grand nombre d&amp;#039;auteurs français,  au nom et au savoir souvent prestigieux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les lecteurs qui ont lu les précédents ouvrages retrouveront dans celui-ci une préoccupation constante  :  dénoncer toutes les idées fausses que notre culture a accumulées sur les défauts  et les limites de la liberté économique.  Plus que jamais,  me semble-t-il,  nous devons nous efforcer de débusquer  et de combattre les « idéo-virus » qui ont envahi la pensée contemporaine  et contaminent tout aussi bien  ceux qui se disent libéraux que leurs adversaires.  Qu&amp;#039;on ne voie aucun dogmatisme dans ce propos.  Seule une pensée pleinement cohérente,  j&amp;#039;en suis persuadé,  et parfaitement consciente tant de ses véritables structures que de ses vrais fondements,  peut être susceptible de séduire ceux qui seront la majorité de demain,  et sans lesquels  l&amp;#039;espoir libéral  ne pourra jamais prendre forme  :  les jeunes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les chapitres consacrés à la propriété de l&amp;#039;entreprise [p. 11]  sont un peu plus longs  et un peu plus fouillés que les autres.  Cela tient à mes attaches à l&amp;#039;Institut de l&amp;#039;Entreprise.  Pendant que je menais cette recherche,  l&amp;#039;Institut ouvrait un vaste chantier de réflexion consacré notamment à l&amp;#039;avenir de la société de capitaux.  Il me sembla utile de contribuer à ces travaux en insistant sur la manière dont les nouvelles approches de la théorie économique des droits de propriété renouvellent la compréhension des phénomènes d&amp;#039;organisation industrielle.  Je précise cependant que les idées présentées ici n&amp;#039;engagent en aucune manière l&amp;#039;Institut de l&amp;#039;Entreprise,  ni aucun de ses membres — auxquels la publication de ce livre m&amp;#039;offre une nouvelle occasion d&amp;#039;exprimer  toute ma gratitude pour l&amp;#039;indépendance dans laquelle j&amp;#039;ai pu mener mes travaux au cours de ces dernières années.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La partie philosophique,  en revanche,  est moins développée.  Ce n&amp;#039;est pas mon domaine.  Cette recherche cependant m&amp;#039;a conforté dans la conviction qu&amp;#039;il est nécessaire de dégager le libéralisme de l&amp;#039;économisme dans lequel on le cantonne généralement un peu trop.  Le libéralisme n&amp;#039;est pas seulement une idéologie économique.  Si les Français avertis sont maintenant à peu près au courant des mouvements intellectuels  et scientifiques qui,  depuis vingt ans,  aux États-Unis,  ont contribué à renouveler l&amp;#039;approche libérale des faits économiques  et politiques,  on ignore en revanche  qu&amp;#039;une révolution identique affecte actuellement des disciplines aussi importantes que la philosophie du droit ou la recherche éthique  et morale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le néo-libéralisme américain ne se résume pas en un simple new-look économique.  Au-delà du reaganisme,  du friedmanisme,  etc.,  se manifeste un bouillonnement intellectuel qui,  à travers des questions aussi essentielles que celle de savoir si les hommes ont des « droits »  — et lesquels,  renoue avec la plus pure tradition de l&amp;#039;ère des Lumières.  Tout se passe comme si,  après plus d&amp;#039;un siècle  et demi  d&amp;#039;erreur  et de déviation utilitariste,  on revenait enfin à l&amp;#039;essentiel,  aux vraies questions,  aux véritables sources de l&amp;#039;éthique libérale.  Mais cela ne se sait pas encore dans notre pays.  Dommage,  car il me semble que le libéralisme serait une cause encore plus solide  et peut-être plus séduisante,  si ses défenseurs,  ou supposés [p. 12] tels étaient enfin intimement convaincus qu&amp;#039;ils n&amp;#039;ont pas seulement pour eux l&amp;#039;efficacité,  mais également la morale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce livre,  bien entendu,  n&amp;#039;est pas complet.  S&amp;#039;attaquer à la propriété,  suppose qu&amp;#039;on aborde presque tous les aspects de la vie économique,  sociale  et politique.  J&amp;#039;aurais dû non seulement parler de l&amp;#039;industrie  et de l&amp;#039;entreprise,  mais aussi de l&amp;#039;agriculture,  des régimes fonciers,  de la fiscalité,  des inégalités,  des frontières entre l&amp;#039;État  et le marché,  etc.  Ce ne serait pas un livre que j&amp;#039;aurais alors entrepris,  mais une encyclopédie.  Aussi me suis-je limité aux problèmes de fond,  de philosophie économique ou politique de la propriété,  délaissant volontairement toutes les questions concrètes  et particulières que certains s&amp;#039;attendraient à voir traitées dans un tel ouvrage.  Comme dans les livres précédents,  ce qui m&amp;#039;importe  est de dresser un cadre conceptuel et non de participer à la rédaction d&amp;#039;un programme politique.  On trouvera cependant dans le chapitre X consacré aux rapports entre la propriété  et l&amp;#039;environnement,  ainsi que dans les textes figurant en annexes,  quelques exemples illustrant concrètement comment la propriété privée pourrait être étendue à des domaines où l&amp;#039;on croit généralement que seule l&amp;#039;action publique est envisageable,  possible ou souhaitable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je sais bien qu&amp;#039;en me comportant ainsi je m&amp;#039;expose une nouvelle fois à l&amp;#039;accusation d&amp;#039;utopisme.  Mais elle ne m&amp;#039;incommode nullement,  ni ne me décourage,  tant je reste persuadé que ce sont en définitive les idées qui mènent le monde,  et non l&amp;#039;inverse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Thoury-Ferrottes, janvier 1985&lt;br /&gt;
&amp;lt;/div&amp;gt;&lt;br /&gt;
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		<author><name>Copeau</name></author>
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