Différences entre les versions de « Charles Gave:Le patient socialiste est mort, l’électro-encéphalogramme est plat, mais qui va lui dire »

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{{infobox Un libéral nommé Jésus}}
{{infobox Un libéral nommé Jésus}}
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Où l’auteur montre que les débats d’idées souvent ne sont que des gloses sur des concepts développés par des penseurs morts depuis longtemps.  
''Où l’auteur montre que les débats d’idées souvent ne sont que des gloses sur des concepts développés par des penseurs morts depuis longtemps.''


Car, après tout, et comme le souligne un humoriste anonyme :
Car, après tout, et comme le souligne un humoriste anonyme :
Il n’y a eu que six idées importantes émises depuis le début des temps, et elles l’ont toutes été par des membres du peuple élu.
::Il n’y a eu que six idées importantes émises depuis le début des temps, et elles l’ont toutes été par des membres du peuple élu.
Tout est en Dieu (Abraham)
::Tout est en Dieu (Abraham)
Tout est dans la Loi (Moise)
::Tout est dans la Loi (Moise)
Tout est dans l’Amour (le Christ)
::Tout est dans l’Amour (le Christ)
Tout est dans l’Argent (Marx)
::Tout est dans l’Argent (Marx)
Tout est dans le Sexe (Freud)
::Tout est dans le Sexe (Freud)


Tout est…Relatif (Einstein)  
::Tout est…Relatif (Einstein)  


Et le sujet de ce livre est un peu la confrontation entre Jésus et Marx.
Et le sujet de ce livre est un peu la confrontation entre Jésus et Marx.
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La première contrepartie de cette spécialisation c’était bien entendu la nécessité de concentrer massivement les populations pour servir le Moloch, à la gueule béante et crachant le feu  (l’image des hauts fourneaux vient  ici tout naturellement à l’esprit).  
La première contrepartie de cette spécialisation c’était bien entendu la nécessité de concentrer massivement les populations pour servir le Moloch, à la gueule béante et crachant le feu  (l’image des hauts fourneaux vient  ici tout naturellement à l’esprit).  


La deuxième contrepartie, c’était la nécessité d’une accumulation massive de capital entre les mains de quelques uns, les industriels–entrepreneurs, prenant tous les risques , payant tous les frais et se retrouvant en fin de parcours avec la différence entre leurs coûts (certains) et leurs revenus (incertains) .  
La deuxième contrepartie, c’était la nécessité d’une accumulation massive de capital entre les mains de quelques uns, les industriels–entrepreneurs, prenant tous les risques , payant tous les frais et se retrouvant en fin de parcours avec la différence entre leurs coûts (certains) et leurs revenus (incertains)<ref>Cette différence, elle s’appelle profit (toujours excessif) dans le cas ou elle est positive ou perte quand elle est négative (dans ce cas l’entrepreneur est un idiot dans le meilleur des cas ou un escroc le reste du temps). Voir ''des Lions menés par des Anes'' pour plus de détail.</ref> .  


Résumons .
Résumons .
La première révolution industrielle concentre au même endroit des populations immenses et des capitaux gigantesques.  Dans ce monde nouveau, le travailleur de base est totalement interchangeable.  
La première révolution industrielle concentre au même endroit des populations immenses et des capitaux gigantesques.  Dans ce monde nouveau, le travailleur de base est totalement interchangeable.  
Peu éduqué, il arrive en général de la campagne, ou les conditions de vie sont bien pires qu’à la ville et les possibilités de promotion totalement inexistantes, les campagnes servant comme réservoirs de main d’œuvre à bon marché, un peu comme en Chine actuellement  
Peu éduqué, il arrive en général de la campagne, ou les conditions de vie sont bien pires qu’à la ville et les possibilités de promotion totalement inexistantes, les campagnes servant comme réservoirs de main d’œuvre à bon marché, un peu comme en Chine actuellement  
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On aurait pu imaginer que ces organisations restent purement pragmatiques, et ne justifient de leur existence que par l’amélioration du sort de leurs commettants.  
On aurait pu imaginer que ces organisations restent purement pragmatiques, et ne justifient de leur existence que par l’amélioration du sort de leurs commettants.  
C’est en effet ce qui s’est produit ici ou là, par exemple aux Etats-Unis.
C’est en effet ce qui s’est produit ici ou là, par exemple aux Etats-Unis.
Mais il est peu d’exemple dans l’histoire qu’il y ait creation de nouvelles organisations humaines, sans qu’immédiatement des intellectuels (en particulier en France ) ne se mettent à théoriser le pourquoi et le comment de ces nouvelles organisations. (Apres tout, ils sont là pour ça, créer des concepts).
Mais il est peu d’exemple dans l’histoire qu’il y ait creation de nouvelles organisations humaines, sans qu’immédiatement des intellectuels (en particulier en France<ref>Comme le disait un Pape : « Tant qu’une hérésie n’est pas passée en France, elle n’est pas dangereuse »</ref>) ne se mettent à théoriser le pourquoi et le comment de ces nouvelles organisations. (Apres tout, ils sont là pour ça, créer des concepts).


De ce fait, assez rapidement, ces organisations embarquèrent (dans la vieille Europe) un contenu idéologique considérable que nous appellerons par commodité le socialisme.     
De ce fait, assez rapidement, ces organisations embarquèrent (dans la vieille Europe) un contenu idéologique considérable que nous appellerons par commodité le socialisme.     


Et ce bagage conceptuel, que nous traînons encore aujourd’hui, vient directement de la première révolution industrielle, déjà presque bicentenaire.
Et ce bagage conceptuel, que nous traînons encore aujourd’hui, vient directement de la première révolution industrielle, déjà presque bicentenaire.
Et ici, une fois encore avec une satisfaction mal dissimulée l’auteur va devoir puiser dans sa remarquable culture.
Et ici, une fois encore avec une satisfaction mal dissimulée l’auteur va devoir puiser dans sa remarquable culture<ref>On se souvient de la célèbre formule d’Edouard Herriot “ la culture c’est comme la confiture, moins il y en a, plus on l’étale”</ref>.
Nos intellectuels, s’essayant à théoriser le développement de ce phénomène nouveau dans l’histoire, s’appuyèrent sur les travaux de ce qu’il est convenu d’appeler les économistes « classiques », en particulier Ricardo et Malthus.  
Nos intellectuels, s’essayant à théoriser le développement de ce phénomène nouveau dans l’histoire, s’appuyèrent sur les travaux de ce qu’il est convenu d’appeler les économistes « classiques », en particulier Ricardo et Malthus.  
Ces deux très grands penseurs écrivaient au début du dix neuvième siècle et essayaient de comprendre ce qui se passait- sous leurs yeux. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne disposaient pas de beaucoup de recul.
Ces deux très grands penseurs écrivaient au début du dix neuvième siècle et essayaient de comprendre ce qui se passait- sous leurs yeux. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne disposaient pas de beaucoup de recul.
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