Différences entre les versions de « Les systèmes socialistes et l'évolution économique - Deuxième partie : Les faits. L’évolution économique - Livre III : Le développement des formes d’organisation économique à l’époque contemporaine »

Aller à la navigation Aller à la recherche
Ligne 6 246 : Ligne 6 246 :
libres, caisses d'établissement, caisses communales, etc.), et obligés
libres, caisses d'établissement, caisses communales, etc.), et obligés
par la loi d'en acquitter la cotisation pour les deux tiers, le troisième
par la loi d'en acquitter la cotisation pour les deux tiers, le troisième
tiers restant à la charge des employeurs.
tiers restant à la charge des employeurs. Depuis l'initiative prise par
l'Allemagne, l'assurance obligatoire prise contre la maladie n'a été adoptée que par l'Autriche, la Hongrie et le Luxembourg; mais d'autres Etats, comme la Belgique et le Danemark, allouent des subventions aux sociétés et caisses privées de secours contre la maladie.
L'assurance obligatoire contre l'invalidité et la vieillesse a eu moins de rayonnement encore. Etablie en Allemagne depuis 1889, elle y est organisée par grandes caisses régionales, et s'étend à près de 13 millions et demi de salariés de toutes catégorie; moyennant des contributions mises à la charge de l'Etat, des patrons et des assures, l'assurance donne droit à une pension qui, en 1902, ne dépasse guère en moyenne 187 à 191 francs par an, à l'âge de soixante-dix
ans ou en cas d'infimité prématurée.
 
Cette vaste entreprise de l'Empire allemand est restée jusqu'ici isolée. Sans doute on rencontre aussi des pensions de vieillesse en Australie et en Nouvelle-Zélande; mais ces pensions sont servies aux seuls indigents, et bien que le taux en soit relativement élevé ( 450 ou 650 fr à partir de soixante-cinq ans ), l'Etat seul les supporte, sans contributions des intéressés. Ce n'est donc pas de l'assurance ouvrière comme en Allemagne; c'est plutôt de l'assurance généralisée comme au Danemark et en France.
«obligatoires. D'autres catégories de salariés, les gens de mer en
France, les ouvriers agricoles en Hongrie, sont également assurés
.d'une pension de retraite. Certains États, comme la Belgique, encouragent
l'assurance facultative pour la vieillesse en majorant forte,
monenpteultesdivreerseqmueenltas quveosltoinotnairedses dreestraaitsessuréso.uvrEiètrepslus esgténaéurjaoluermde'hnuti,
posée un peu partout; des projets d'organisation sont en instance
devant plusieurs Parlements, et, si des obstacles d'ordre financier
retardent encore la solution, du moins semble-t-il dès maintenant
.que des majorités sont acquises au principe et disposées à le faire
triompher.
En résumé, sur tous les points qui intéressent la condition des
salariés, nous observons de nos jours un courant législatif qui
gagne sans cesse en largeur et en profondeur. Nul pays de civilisa-
oteiusotnlpariisFnerdauntscatenri,teôltlteanptaôrnt 'aupnaprvuieuunsx'ey npasatoiyuossntracjioerume;nmee sli'tliu'nAéitneiagtliaevuteexrrea,ndt'iuplno'Aedlelserméfaogmrnmaeies
<temouvement ne tarde pas à se propager, sous la pression univer890
LES SYSTÈMES SOCIALISTES ET L'ÉVOLUTION ÉCONOMIQUE
selle de la démocratie qui grandit à côté du capitalisme les gouvernements
et les majorités réfractaires sont entraînés à leur tour, et
les corporations les plus attachées au ~p, comme les 7'ra~c-
Unions anglaises, se rallient elles-mêmes à la méthode de la contrainte
législative, qui leur paraît plus expéditive et plus large dans
ses effets que l'action des associations privées. Partout les prescriptions
se multiplient et se compliquent, s'appliquant à des objets
nouveaux ou à des catégories nouvelles d'intéressés les moyens de
contrôle et les sanctions se fortifient; les actes épars, émis au jour le
jour et sans vue d'ensemble suivant les besoins, se condensent en
monuments réguliers, en codes du travail, qui font eux-mêmes l'objet
de refontes successives. Des traités de travail, comme celui dont la
France et l'Italie ont donné le premier exemple en 1904, des accords
diplomatiques comme ceux qui doivent intervenir entre quinze États
européens à la suite de la Conférence de Berne de 1903 au sujet du
travail de nuit des femmes dans l'industrie, tendent enfin à donner
aujourd'hui à la législation ouvrière le caractère international dont
elle a besoin'.
862

modifications

Menu de navigation