Différences entre les versions de « Étienne Bonnot de Condillac:Le Commerce et le gouvernement considérés relativement l’un à l’autre - De la valeur comparée des métaux dont on fait les monnaies »

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Mais comment juger de ces usages et les comparer ? Par la quantité qu’on demande de chacun de ces métaux dans le marché. Car on n’achète les choses qu’autant qu’on en veut faire usage. La valeur relative des métaux est donc appréciée dans les marchés. À la vérité, elle ne l’est pas géométriquement : elle ne peut l’être avec une exacte précision. Mais enfin les marchés seuls font la règle, et le gouvernement est obligé de la suivre.
Mais comment juger de ces usages et les comparer ? Par la quantité qu’on demande de chacun de ces métaux dans le marché. Car on n’achète les choses qu’autant qu’on en veut faire usage. La valeur relative des métaux est donc appréciée dans les marchés. À la vérité, elle ne l’est pas géométriquement : elle ne peut l’être avec une exacte précision. Mais enfin les marchés seuls font la règle, et le gouvernement est obligé de la suivre.


Si cette valeur doit varier de temps à autre, les variations n’en sont jamais brusques, parce que les usages changent toujours lentement. Aussi l’or et l’argent conservent-ils long-temps la même valeur, relativement l’un à l’autre.
Si cette valeur doit varier de temps à autre, les variations n’en sont jamais brusques, parce que les usages changent toujours lentement. Aussi l’or et l’argent conservent-ils longtemps la même valeur, relativement l’un à l’autre.


Entre des peuples voisins, le commerce tend à rendre les mêmes choses également abondantes chez les uns et chez les autres ; et par conséquent il leur donne chez tous la même valeur ; il y réussit, surtout quand elles sont, comme l’or et l’argent, d’un transport qui se fait facilement et sans obstacle. C’est qu’alors elles circulent parmi plusieurs nations, comme elles circuleraient dans une seule ; et elles se vendent dans tous les marchés, comme si elles se vendaient dans un seul marché commun.
Entre des peuples voisins, le commerce tend à rendre les mêmes choses également abondantes chez les uns et chez les autres ; et par conséquent il leur donne chez tous la même valeur ; il y réussit, surtout quand elles sont, comme l’or et l’argent, d’un transport qui se fait facilement et sans obstacle. C’est qu’alors elles circulent parmi plusieurs nations, comme elles circuleraient dans une seule ; et elles se vendent dans tous les marchés, comme si elles se vendaient dans un seul marché commun.
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